RÉCIT – Les annonces et les menaces du président américain ont douché l’enthousiasme manifesté, dès son élection, par les groupes européens. Ces derniers revoient leur stratégie et leur organisation.
« C’est l’horreur absolue, tout le monde navigue à vue, et il devient impossible de gérer une entreprise dans ces conditions. » Décrite par un banquier d’affaires parisien, l’atmosphère chez les patrons des grandes entreprises françaises est particulièrement pesante en ce début de printemps. Le contraste est saisissant avec celle des derniers mois. La large victoire de Donald Trump à l’élection présidentielle, début novembre, son retour à la Maison-Blanche, le 20 janvier, et ses premières décisions avaient déchaîné l’enthousiasme sur le Vieux Continent.
À l’unisson, les grands patrons français vantaient le nouvel eldorado américain, un pays pro-business promettant baisses de taxes et dérégulations à gogo. Soulignant le contraste avec la vieille Europe, tous assuraient avoir pour ambition de faire des États-Unis leur priorité en termes d’investissements et d’opérations de fusion-acquisition, ou encore d’y envoyer leurs meilleurs cadres, jusqu’alors affectés au développement du marché…
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