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La députée écologiste aimerait voir ses collègues à gauche quitter le réseau social d’Elon Musk, devenu selon elle une «machine de désinformation».
«On se lève, on se casse !» Sandrine Rousseau propose à ses collègues députés du Nouveau Front populaire de quitter le réseau social X «de manière collective» à «une date à déterminer», dans un courrier partagé sur la plateforme ce dimanche 12 janvier. La députée écologiste de Paris estime que «la direction d’Elon Musk [qui a racheté Twitter en 2022, depuis renommé X] représente un réel danger pour nos démocraties», le milliardaire ayant selon elle transformé le réseau social en «véritable machine de désinformation».
La parlementaire accuse Elon Musk d’utiliser X pour «façonner le discours politique», de «favoriser ses propres publications tout en permettant la diffusion de fausses informations à grande échelle» en manipulant son algorithme et de tenter «d’influencer les élections anglaises et allemandes». «Rester sur X, c’est en partie cautionner ce que la plateforme est devenue sous Elon Musk», martèle Sandrine Rousseau.
Olivier Faure se «pose la question»
La députée estime toutefois que des boycotts isolés du réseau social auraient peu d’efficacité, d’où son appel à aux parlementaires de gauche. «Le faire à plusieurs, de manière coordonnée, permettrait d’entraîner un véritable mouvement, avance-t-elle. La presse serait aussi obligée de regarder d’autres réseaux sociaux pour recueillir nos réactions.» Et de rappeler que plusieurs médias ont déjà fait le choix de quitter X, comme Ouest-France et Sud-Ouest en France.
Sandrine Rousseau demande à ses collègues une réponse avant le 14 janvier. Vendredi, Cyrielle Chatelain, présidente du groupe écologiste à l’Assemblée, avait déjà enclenché un décompte avant son départ de X le 20 janvier, «jour de l’investiture de Donald Trump» aux États-Unis. Elle estime que le réseau social est devenu «un des outils de propagande» d’Elon Musk.
«On doit tous quitter Twitter», a acquiescé la secrétaire nationale des Ecologistes Marine Tondelier au «Grand Jury» RTL-Le Figaro-Public Sénat dimanche. Elle affirme avoir également «posé la question aux autres chefs de partis» du NFP, allant même jusqu’à soutenir que «ce réseau doit être interdit en Europe». Quitter X, «oui, je me pose la question», a également renchéri Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, sur BFMTV. Il préférerait également un départ collectif. Avec une petite nuance : «Ce qui me gêne, c’est que quand on quitte un réseau social […], il n’y a plus de parole alternative.»
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