«Nous avons un canon sur la tempe» : à Cognac, la crainte des ravages de la guerre douanière

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REPORTAGE – Le vignoble, qui exporte 97 % de sa production et pèse 3,1 milliards d’euros dans la balance commerciale française, est pris entre deux feux.

Les nuages bas pèsent sur les vignes de Cognac. Les rangées de pieds tortueux défilent par la fenêtre du train qui relie Angoulême à la capitale de la plus réputée des eaux-de-vie de vin. En cette matinée de mars, le ciel est menaçant. « La météo, en France, c’est un peu comme Donald Trump , c’est unpredictable », lance un voyageur dans un franglais impeccable. Jamie arrive de la côte Ouest pour visiter des chais. « J’en profite avant les taxes, sourit-il. Je vais faire des stocks. »

Difficile de savoir si l’Américain plaisante ou non, mais Cognac n’est pas d’humeur à sourire. « Nous avons un canon sur la tempe », alerte Florent Morillon, président du Bureau national interprofessionnel du Cognac (BNIC) qui représente les acteurs de la filière. Ce mercredi 19 mars, l’organisation a de nouveau tiré la sonnette d’alarme. « Nous sommes les otages inutiles d’une guerre qui nous dépasse, insiste le représentant. Nous en appelons au chef de l’État, au chef du gouvernement, il est…

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Source du contenu: www.lefigaro.fr

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