DÉCRYPTAGE – Ces acteurs en pleine reconversion avaient déjà réduit la voilure sur ces produits. Ils espèrent voir les consommateurs se reporter vers leurs produits rechargeables.
Fini les puffs, ces cigarettes électroniques à usage unique qui visaient sciemment les consommateurs les plus jeunes avec leurs arômes sucrés. Jeudi, les parlementaires ont finalement voté l’interdiction de ces dispositifs jetables et peu onéreux, au terme d’un parcours de près de deux ans.
Arrivées sur le marché français en 2021, elles ont très vite trouvé leur public. Ces produits fabriqués en Chine ont soudain pullulé aux caisses des solderies, chez les buralistes, sur internet et les réseaux sociaux, à renfort d’interventions d’influenceurs. «Leur apparition a fait évoluer les représentations associées à la cigarette électronique chez les plus jeunes
et a contribué à sa plus grande popularité», constate l’office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques. 15% des adolescents en ont ainsi déjà consommé, selon un sondage BVA pour l’Alliance contre le tabac. Il n’existe aucun chiffrage officiel de l’ensemble du marché des puffs. Mais dans les bureaux de tabac…
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