DÉCRYPTAGE – Si les revendications ayant trait à la rémunération ne sont pas nouvelles dans la fonction publique, le véritable nœud de cette colère syndicale se situe autre part.
La fonction publique a la grogne tenace. Après un jour de grève qui avait mobilisé près de 20 % des agents en décembre, et une journée de mobilisation plus modeste le 3 avril dernier (entre 1,5 et 3 % de mobilisation en fonction des trois versants), la sempiternelle question du pouvoir d’achat des fonctionnaires revient dans la rue ce mardi 13 mai, à l’initiative de cinq syndicats.
Si les revendications ayant trait à la rémunération ne sont pas nouvelles dans la fonction publique, le véritable nœud de cette colère syndicale qui ne retombe pas est à trouver dans le passage éclair de Guillaume Kasbarian au gouvernement à l’automne 2024. Et plus précisément sa volonté de mettre les fonctionnaires sur le même régime que le privé en matière d’arrêts maladie. Son successeur au ministère de la Fonction publique, Laurent Marcangeli, a beau avoir reculé sous la pression syndicale sur l’instauration de trois jours de carence au lieu d’un, il n’a pas pu empêcher le passage du remboursement des arrêts…
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