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«Les Français reportent leurs achats de meubles en attendant des temps meilleurs», ont indiqué les acteurs du secteur lors d’un point presse, mardi.
Le marché du meuble en France a de nouveau marqué le pas en 2024, malgré un reflux de l’inflation, mais le secteur table sur une embellie cette année et suggère d’autoriser le déblocage de quelques milliers d’euros des PEL pour l’achat de meubles neufs. «Pouvoir d’achat, arbitrages budgétaires, attentisme, les Français reportent leurs achats de meubles en attendant des temps meilleurs», ont indiqué les acteurs du secteur lors d’un point presse mardi. Le secteur ameublement a totalisé 13,8 milliards d’euros en 2024, en baisse de 5,1% (en valeur) par rapport à 2023, qui avait elle aussi affiché un recul après l’envolée de 2021 et la frénésie d’achat des Français suite au confinement.
L’inflation a certes reflué en 2024 mais «les hausses de prix des années précédentes ne sont pas effacées et pèsent toujours sur le budget des ménages», ont précisé la Confédération nationale de l’équipement du foyer (Cnef), l’Ameublement français et l’Institut de prospective et d’étude de l’ameublement (Ipea). Toutefois, la chute d’activité dans l’immobilier neuf et ancien «aurait dû impacter encore plus le marché car un tiers des achats de meubles est lié aux déménagements», relèvent-ils. À noter que la baisse a été prononcée pour les meubles de jardin (-8,4% à cause d’une météo pluvieuse), des cuisines intégrées et des salles de bains (-6,2% et -7,2% car moins d’achats immobiliers). La literie n’a reculé que de 2,1%.
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Vers une prochaine reprise ?
Pour 2025, les représentants du secteur constatent «la réunion de plusieurs conditions préalables à une reprise de la consommation d’ameublement» : un recul de l’inflation qui restaure peu à peu le pouvoir d’achat des ménages, et la diminution des taux d’emprunt immobiliers, qui peut relancer les achats de logements. Les représentants des organisations ont suggéré des mesures de soutien «simples et sans incidence sur les finances publiques», dont l’autorisation de débloquer jusqu’à 10.000 euros des PEL (plan épargne et logement, une épargne destinée à l’achat d’un logement) pendant deux ans pour «stimuler la consommation».
Autre mesure : mieux valoriser les fabricants français dans les marchés publics et privés, «en s’inspirant des pratiques déjà en place en Allemagne et en Italie», en renforçant par exemple les critères d’évaluation des appels d’offres (donner plus de poids aux critères environnementaux et sociaux, utilisation de matériaux durables, maintien des savoir-faire et des emplois en France etc.). Ils enjoignent aussi les autorités à réagir «face à la concurrence déloyale des plateformes chinoises incontrôlées», via «un contrôle renforcé et des sanctions significatives à l’encontre de sites de vente en ligne» qui ne respectent pas les réglementations environnementales, violent la propriété intellectuelle ou affichent des pratiques commerciales illégales (dumping par exemple).
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