DÉCRYPTAGE – Gourmands en eau, les centres de données physiques se sont multipliés ces dernières années en Californie avec l’essor de l’intelligence artificielle. Leur impact environnemental suscite des interrogations.
«La question n’est pas de savoir si l’IA (intelligence artificielle) va remodeler la situation hydraulique en Californie, mais si nous sommes prêts à la gérer», alertait l’ancien sénateur démocrate de la Californie Dean Florez mi-décembre dans les pages du quotidien The Sacramento Bee. Quelques semaines plus tard et alors que des incendies sans précédent continuent de ravager une partie de Los Angeles, cette tribune a pris une dimension tragique. Non pas que l’IA soit directement jugée responsable d’avoir asséché certaines bouches d’incendie en pleine lutte contre les flammes, notamment dans le quartier cossu de Pacific Palisades. Mais la gestion de l’eau douce dans le «Golden State», préoccupation majeure pour une région au climat essentiellement sec, fait plus que jamais l’objet de critiques. Et les data centers, infrastructures physiques nécessaires au fonctionnement de l’IA et réputées gourmandes en eau, ne sont pas épargnés. «Los Angeles brûle, et l’IA attise les flammes», écrit même le média Truthout .
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