Les opérateurs de jeux en ligne vent debout contre la hausse des taxes

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Les sites ne comprennent pas que leurs taxes risquent d’augmenter plus que celles de la FDJ qui vend des paris sportifs en point de vente.

Il n’y a pas que les patrons de grands groupes qui protestent contre l’augmentation des taxes frappant les entreprises. Les opérateurs de jeux en ligne sont aussi vent debout contre la hausse de la fiscalité qui se profile pour leur secteur. Une des mesures qui figure dans le PFLFSS (Projet de loi de financement de la sécurité sociale). Avec les incertitudes liées au changement de gouvernement, les versions concernant notamment les paris sportifs, ont évolué. «Mais selon nos informations, nous avons un risque fort de subir une augmentation de 4,4 points de nos taxes contre un point pour la FDJ sur ses activités de paris sportifs dans les points de vente», affirme Nicolas Béraud, président de l’Afjel (Association française des jeux en ligne) et directeur général de Betclic, un des gros acteurs du secteur.

Comme la FDJ sur cette activité était déjà moins imposée que les opérateurs en ligne, l’écart se creuserait : ces derniers verseraient aux pouvoirs publics plus de 59% de leur chiffre d’affaires contre un peu plus de 42% pour l’ex-monopole. « C’est une distorsion de concurrence, estime Nicolas Béraud. Ce serait incompréhensible que l’État favorise une entreprise dans laquelle il a 20%. Si cette version du texte était adoptée, nous enclencherions toutes les procédures juridiques possibles. »

Danger de mort

L’autre point de friction concerne les conséquences d’une telle fiscalité pour les opérateurs en ligne. À court terme, c’est la viabilité de certains opérateurs qui pourrait être en jeu. « Sur les quinze acteurs du secteur, la moitié pourrait disparaître », avance Nicols Béraud. Avec le risque que les sites illégaux récupèrent leur clientèle. Déjà ces sites qui ne respectent aucune obligation (lutte contre l’addiction, contrôle pour interdire le jeu aux mineurs…) ont attiré quatre millions de parieurs lors de l’Euro de football 2024 contre 3,5 millions de joueurs sur les sites légaux.

Quant aux leaders comme Winamax et Betclic, ils survivront mais devraient arrêter totalement leurs opérations de sponsoring et de partenariat. Un manque à gagner pour le sport de haut niveau. « Nous investissons à peu près cinquante millions d’euros en partenariat et sponsoring chaque année », ajoute Nicolas Béraud. Finalement , il n’y a guère que la taxe de 15% des dépenses de communication et de sponsoring qui fait grogner mais pas hurler les entreprises de jeux de hasard. Peut-être parce qu’elle concerne équitablement tous les acteurs (loterie, casino, paris sportifs, poker en ligne…).

Source du contenu: www.lefigaro.fr

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