DÉCRYPTAGE – Les armateurs doivent faire face à la baisse de 30 % des importations américaines venues de Chine. Et répondre à la demande plus forte des pays de l’Asie du Sud-Est.
En langage militaire, on les appelle des victimes collatérales. Dans la guerre commerciale que les États-Unis de Donald Trump livrent au reste du monde, deux secteurs sont touchés de plein fouet : les armateurs et leurs clients exportateurs ou importateurs (industriels, distributeurs…) qui convoient leurs marchandises d’un continent à l’autre sur d’énormes porte-conteneurs. Un mode de transport qui assure plus de 80 % du commerce mondial. Activité en dents de scie pendant la crise sanitaire, désorganisation des chaînes logistiques avec l’invasion de l’Ukraine, accès au canal de Suez très aléatoire suite au bombardement des houthistes… les compagnies maritimes ont pris l’habitude de jongler avec un flot de contraintes qui tournent au casse-tête.
Les barrières douanières du fantasque président des États-Unis complexifient encore un peu plus la donne. « On ne sait plus, quand quelque chose est annoncé, si deux jours plus tard cela ne sera pas encore remis eu cause. On sent à ce sujet une…
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