DÉCRYPTAGE – Les promesses du président américain élu pourraient replonger les États-Unis dans une crise inflationniste, alertent des économistes. Avec le risque d’embarquer l’Europe avec eux.
Aux côtés des questions migratoires, l’inflation a énormément pesé dans la défaite de Kamala Harris en novembre lors de la présidentielle américaine, et donc dans la victoire de Donald Trump. Malgré une certaine accalmie des prix en 2024, le milliardaire républicain en avait fait l’un des principaux thèmes de campagne, fustigeant cette «Bidenflation» et promettant d’y mettre fin.
Pourtant, à y regarder de plus près, son programme économique menace de faire repartir les prix à la hausse, eux qui ont déjà rebondi en fin d’année dernière (+2,9% en décembre sur un an, contre +2,1% en septembre). Il «comporte des risques inflationnistes» dans toutes ses dimensions, a notamment estimé le chef-économiste du Fonds monétaire international (FMI), Pierre-Olivier Gourinchas, dans un récent entretien accordé à l’AFP. Début novembre, le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, donnait aussi l’alerte : «Une administration Trump, ça veut dire probablement plus de protectionnisme , ce qui signifie plus d’inflation, au moins aux États-Unis, et a priori moins de croissance partout dans le monde.»
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