Les actionnaires de TotalEnergies se réunissent en assemblée générale ce vendredi 29 mai à Paris, dans un contexte inflammable. Alors que le conflit au Moyen-Orient a provoqué une hausse des prix du pétrole et du gaz et donc un surcoût pour les consommateurs, le groupe pétrolier et gazier français a de son côté récemment annoncé un bénéfice de 5 milliards d’euros pour le premier trimestre 2026, en hausse de 51% par rapport à l’an dernier, et une augmentation des dividendes pour les actionnaires. Même tendance du côté des compagnies britanniques Shell et BP. De quoi provoquer les critiques d’une partie de la classe politique qui demande une taxation des superprofits, accusant l’entreprise de profiter de la guerre. Alice Chiocchetti est économiste à l’Institut des politiques publiques, autrice de l’étude publiée par l’Observatoire international de la fiscalité, le laboratoire de recherche dirigé par l’économiste Gabriel Zucman au sein de l’École d’économie de Paris.
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