Tout accord devra néanmoins être approuvé par le conseil du Fonds monétaire international.
Le Fonds monétaire international (FMI) a confirmé vendredi que le gouvernement argentin avait demandé un nouveau programme de prêt de 20 milliards de dollars sur quatre ans. «Nous pouvons confirmer que la directrice générale a eu un entretien téléphonique avec le ministre (argentin de l’Économie Luis) Caputo pour discuter des prochaines étapes dans la préparation» d’un nouveau programme de quatre ans «et que les autorités argentines ont demandé un financement total de 20 milliards de dollars», a indiqué un porte-parole de l’institution financière, basée à Washington, précisant que les échanges étaient «très avancés» et que tout accord devra être approuvé par le conseil du FMI.
L’objectif premier du gouvernement argentin est de renforcer ses réserves en devises dans un contexte de forte pression sur le taux de change du peso, qui a provoqué la semaine dernière une perte de plus de 1,2 milliard de dollars de réserves. Le ministre Caputo avait indiqué jeudi que le prêt n’avait pas pour objectif de «financer les dépenses, mais de recapitaliser les actifs de la banque centrale» et «mettre fin à la pression sur le dollar en Argentine». Le président argentin Javier Milei s’était également voulu rassurant, affirmant que ce prêt n’entraînerait «en aucun cas» une dévaluation. «Il y a un manque de pesos ici, il n’y a pas de manque de dollars», avait-il dit jeudi.
Des discussions ouvertes depuis novembre
FMI et Argentine ont ouvert en novembre des discussions en vue d’un nouveau programme d’aide, le précédent conclu en mars 2022 par le gouvernement d’alors (centre gauche) d’Alberto Fernandez s’achevant fin 2024. Ce programme, dit de «facilités élargies de paiement» vise à refinancer la dette de l’Argentine, pour l’aider à rembourser un prêt record octroyé en 2018 par le FMI au gouvernement (libéral) de Mauricio Macri (2015-2019).
Le Parlement argentin a donné le 19 mars son accord pour finaliser ce nouveau programme d’aide, considéré comme nécessaire par le gouvernement argentin pour éviter la banqueroute du pays. En 15 mois de présidence Milei, les comptes publics ont été rééquilibrés au prix d’une drastique politique d’austérité budgétaire et d’un fort coût social. L’inflation galopante des dernières années est passée de 211% à la fin 2023 sur un an à 66% actuellement. L’Argentine est déjà le principal débiteur du FMI, devant l’Ukraine, l’Égypte et l’Équateur.
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