CHRONIQUE – Alors que le gouvernement est à la recherche de 40 milliards d’économies sur les comptes publics en 2026, la tentation est grande de puiser dans la zone grise des niches fiscales.
Haro sur les 8,4 millions de retraités qui acquittent l’impôt sur le revenu, un peu plus de la moitié de la gent des pensionnés. Ils font l’objet d’une campagne de dénigrement d’une rare intensité qui va crescendo depuis le début de l’année. On leur reproche l’abattement fiscal de 10 % sur le revenu imposable, calqué sur celui des salariés pour qui cet avantage est motivé par les frais liés à leur métier, déplacements, logement, habillement… « Qu’un retraité bénéficie d’une exonération fiscale pour frais professionnels, c’est contre-nature et aberrant », avait accusé à la mi-janvier, sur le plateau de BFMTV-RMC, Patrick Martin. Le président du Medef s’est fait le procureur acharné de ce procès qu’il a véritablement lancé.
Plafonné certes à 4399 euros des revenus déclarés par foyer fiscal pour les pensionnés (au lieu de 14.426 euros pour les contribuables en activité), l’avantage absolu est d’autant plus important que le taux d’imposition est élevé. Il représente 1320 euros l’an pour…
Source du contenu: www.lefigaro.fr
