DÉCRYPTAGE – Concerts, voyages, parcs à thème, événements sportifs… Depuis la pandémie, les ménages se tournent de plus en plus vers des «expériences mémorables», souvent chères, pour leurs loisirs. Apparue d’abord comme une «revanche post-Covid», cette tendance s’est enracinée, constate une étude du Crédoc publiée ce mois-ci.
La flambée des prix, ces dernières années, n’a pas empêché les Français de profiter de leurs loisirs : c’est la conclusion d’une étude publiée ce mois-ci. Alors que l’inflation grevait les budgets des ménages et forçait nombre d’entre eux à se serrer la ceinture au sortir de la crise sanitaire, les sacrifices réalisés pour boucler les fins de mois n’ont pas forcément touché les postes de dépenses les plus attendus, révèle le Crédoc (Centre de Recherche pour l’Étude et l’Observation des Conditions de Vie) dans ce travail portant sur la croissante marquée de la «Funflation» depuis la fin du confinement sanitaire.
Selon la définition du Crédoc, la «Funflation», contraction des mots «fun» et «inflation », correspond à l’attrait croissant des ménages pour des «formules de loisirs premium comme les concerts, les festivals, les événements sportifs, les parcs à thème, les voyages, les restaurants ou l’hôtellerie en parallèle d’une augmentation significative des prix de ces divertissements». En d’autres termes, les consommateurs sont de plus en plus friands de formules plus chères que celles de base pour leurs loisirs. Celles-ci proposent généralement une variété de prestations et une qualité de service garanti supérieur à celle d’un billet classique. Ainsi, certains ménages n’hésitent plus à dépenser d’importantes sommes pour s’amuser, quitte à mettre sur la table 500 euros pour un ticket de concert.
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