RÉCIT – Depuis un an, les prises de parole des dirigeants se multiplient. Du jamais vu. Longtemps discrets, ils n’hésitent plus à sonner la charge et à faire le buzz.
«Je reviens des États-Unis et j’ai pu voir le vent d’optimisme qui régnait dans ce pays. Quand on revient en France, c’est un peu la douche froide». Comme tous les ans en ce mardi de fin janvier, Bernard Arnault, PDG du géant du luxe LVMH commente depuis près d’une demi-heure les résultats annuels de son groupe. Et comme tous les ans, le parterre de journalistes, d’analystes et d’habitués présents guette les bons mots du célèbre patron, jamais avare d’analyses ou de sous-entendus malicieux sur l’état du monde…. et de ses concurrents. À nouveau, ils n’ont pas été déçus. Quelques minutes plus tard, le grand patron, fraîchement rentré de l’investiture de Donald Trump, enfonce le clou. «Quand on voit qu’on s’apprête à augmenter de 40 % les impôts des entreprises qui fabriquent en France, c’est incroyable. Pour pousser à la délocalisation, c’est idéal!», ajoute-t-il. Et de conclure : «On devrait faire comme aux États-Unis, nommer quelqu’un pour slasher un peu la bureaucratie». En clair …
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