«Ils ont raison d’être inquiets» : François Bayrou tente de rassurer les Français sur ses projets économiques

Date:


data-script=”https://static.lefigaro.fr/widget-video/short-ttl/video/index.js”
>

Grandes entreprises, délocalisation, retraites… Le premier ministre répond aux inquiétudes des Français ce dimanche, tout en maintenant le cap sur l’adoption d’un budget pour le pays en 2025.

La semaine prochaine sera décisive pour le premier ministre François Bayrou. Samedi, il a annoncé à La Tribune Dimanchesa décision de faire usage de l’article 49 alinéa 3 de la Constitution pour faire adopter par l’Assemblée les budgets de l’État et de la Sécurité sociale pour 2025. Dans son interview, il a également cherché à rassurer les chefs d’entreprise qui dénoncent une hausse de l’impôt sur les sociétés, une surtaxe fiscale et un trop-plein de normes. Mardi, le PDG de LVMH, Bernard Arnault n’a pas caché son mécontentement : «Quand on revient en France et qu’on voit qu’on s’apprête à augmenter de 40% les impôts des entreprises qui fabriquent en France, c’est incroyable. Pour pousser à la délocalisation c’est idéal !»

En guise de réponse, François Bayrou a assuré que «nos chefs d’entreprise sont des patriotes dont beaucoup ont été honorés par des décorations nationales. Souvent, ils ont aussi bénéficié d’aides de l’État. Je peux comprendre leur lassitude. Mais quand vous êtes un champion national, vous êtes solidaire et en première ligne devant les difficultés du pays». «Ce recours à la fiscalité, est-ce à mes yeux la meilleure solution ? Non. J’ai souvent dit que si vraiment la fiscalité était la clé de la réussite et du bonheur d’un pays, alors la France serait de très loin celui qui aurait la meilleure croissance», complète-t-il. Le premier ministre assure entendre «l’inquiétude du monde économique» et estime que «cet agacement est juste».

Le chef du gouvernement n’hésite pas à défendre les entreprises et ne comprend pas «qu’en France, on critique [celles] qui réussissent le mieux». «C’est un peu comme si, en football ou en rugby, on se mettait à siffler nos meilleurs internationaux, Kylian Mbappé quand il jouait au PSG ou bien Antoine Dupont au stade toulousain. Nos meilleures entreprises, – a fortiori quand elles sont des leaders mondiaux, doivent être considérées comme des atouts de la nation. Je trouve absurde et pénalisant pour nous de leur faire un procès en incivisme», lance François Bayrou.


data-script=”https://static.lefigaro.fr/widget-video/short-ttl/video/index.js”
>

Un «devoir d’urgence et de reconstruction»

Concernant la réforme des retraites, pierre d’achoppement dans le budget 2025, il assure qu’elle «est absolument nécessaire». «Ce que j’atteste et, là encore, peut-être est-ce par optimisme, c’est qu’autour de la table la quasi-totalité des partenaires sociaux ont dit qu’ils voulaient avancer et qu’ils croyaient que c’était faisable», affirme-t-il. Le premier ministre n’exclut pas la possibilité «d’améliorations» et des «voies de progrès portées par les partenaires sociaux». Il estime par ailleurs que l’avenir des retraites «est une gestion par les partenaires sociaux et non plus par l’État».

François Bayrou tient à inclure davantage les Français dans les discussions, afin qu’ils «aient connaissance de la situation réelle du régime des retraites, parce qu’il les concerne en premier lieu». «Si nous nous contentons à l’avenir, comme par le passé, de mettre à la charge des générations qui viennent le financement des pensions de retraite des parents et des grands-parents, nous serons totalement irresponsables. Je ne l’accepte pas», martèle le premier ministre.

Il comprend par ailleurs leur inquiétude à propos du taux de chômage, en forte hausse de 3,9% au quatrième trimestre 2024 pour les chômeurs de catégorie A : «Ils ont raison d’être inquiets, même si l’augmentation s’explique aussi par un petit biais statistique, car c’est le premier trimestre où des gens qui n’étaient pas inscrits ont été réintégrés d’office.» Pour François Bayrou, «cette aggravation est la raison même pour laquelle le gouvernement a un devoir d’urgence et de reconstruction».


data-script=”https://static.lefigaro.fr/widget-video/short-ttl/video/index.js”
>

Source du contenu: www.lefigaro.fr

Share post:

Populaire

More like this
Related