La ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin veut davantage associer Français, parlementaires et collectivités locales à la construction du budget, avec une nouvelle méthode de «transparence».
Commencer à construire le compromis politique du budget 2026 dès maintenant pour éviter un nouveau blocage : la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin dévoile, ce dimanche 2 mars dans un entretien à La Tribune Dimanche , l’ambition du gouvernement pour relever ce «défi budgétaire». L’exécutif promet notamment d’«ouvrir la boîte noire de Bercy» pour que tous les acteurs puissent être associés à ce travail.
«Il faut que les parlementaires, les collectivités locales, les Français eux-mêmes aient accès à notre fonctionnement, comprennent où vont les impôts, où en est la situation des finances publiques, notre endettement, les choix que nous pouvons faire…» énumère la ministre. Et de reconnaître que les contribuables «ont le sentiment que les budgets se préparent dans leur dos, que les décisions difficiles se prennent sans eux mais que ce sont eux qui paient».
Une «grande conversation» sur le budget
Le gouvernement souhaite donc ouvrir une «grande conversation» avec les Français pour expliquer avec «transparence» la situation des finances publiques et «répondre aux idées reçues». «Des documents seront au préalable publiés à destination de tous les Français, puis nous irons à travers le pays mener ces conversations avec eux», explique Amélie de Montchalin.
Les parlementaires aussi vont être davantage associés au processus de construction du budget. «La formule est simple : alerte, transparence et anticipation, expose la ministre. Nous n’allons pas attendre le mois de juin pour voir où nous en sommes.» L’exécutif les recevra désormais trois fois par an (en avril, avant l’été puis à l’automne) pour faire le point sur «l’état précis des recettes et des dépenses à l’instant t et prendre des mesures de correction si celles-ci s’imposent». Et ainsi éviter, comme en 2024, de laisser déraper le déficit avec une baisse des recettes qui n’avait pas été correctement évaluée.
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