«Il faut quand même que ça rapporte un peu»: entre quête de rendement et foi, la finance catholique cherche son chemin

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RÉCIT – Dans les congrégations religieuses, des économes cherchent à faire fructifier les bas de laine pour faciliter la vie de la communauté. Mais en la matière, l’Église tâtonne encore pour orienter les choix d’investissement.

Quand on lui parle placement, sœur Michelle*, cheveux grisonnants et sourire avenant, n’y va pas par quatre chemins. « Il faut quand même que ça rapporte un peu», confesse-t-elle. Dans sa congrégation de l’Est de la France, qui compte une centaine de religieuses, parler argent n’est plus tabou. « On a de petits salaires, précise-t-elle. Cet argent nous permet de vivre. » La congrégation possède de l’immobilier, de l’assurance-vie. De quoi faire fonctionner le monastère, sans extras. Alors quand il s’est agi d’apprendre à faire fructifier le bas de laine de la communauté, tout en respectant les paroles de l’Évangile, sœur Michelle n’a pas hésité. Elle s’est inscrite à l’Institut des hautes études en finance religieuse (IHEFR), fraîchement créé, pour y suivre une formation. Une première en France.

Sous les voûtes du XIIIe siècle du Collège des Bernardins, à Paris, l’auditorium a d’ailleurs fait salle comble, en cette journée inaugurale du 27 janvier. Des banquiers tirés à quatre épingles…

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