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«Ces 5 milliards d’euros que nous allons soit annuler, soit repousser, soit réorienter, c’est notre réponse à un monde instable», a déclaré Amélie de Montchalin, ce mercredi.
À chacun sa stratégie contre les effets de la surtaxe douanière imposée par Donald Trump. Face au ralentissement de la conjoncture, ce mercredi matin, la ministre française des Comptes publics, Amélie de Montchalin, a annoncé un effort supplémentaire de la part du gouvernement. L’État va ainsi réduire ses dépenses de 5 milliards d’euros, pour «tenir» les objectifs de désendettement de la France.
«Il y a 5 milliards d’euros d’efforts de plus sur la dépense que nous allons faire dans les toutes prochaines semaines, pour que nous puissions tenir la ligne, tenir ce chemin du désendettement, parce que c’est la seule condition pour qu’aujourd’hui, demain, on arrête d’augmenter la dette et que nous nous redonnions des marges», a déclaré Amélie de Montchalin ce mercredi sur RMC. «Comme la croissance baisse, comme on a moins de recettes et comme certains ministères ont de nouveaux besoins, si on veut tenir la cible de déficit, il faut qu’il y ait 5 milliards de dépenses qu’on avait prévu de faire, qu’on ne va pas faire à l’endroit où on voulait les faire, soit parce qu’elles n’auront pas lieu du tout, soit parce qu’on les aura réallouées», a-t-elle détaillé.
Pour le cabinet de la ministre, cette réduction permettra «de tenir les 5,4% de déficit du PIB à la fin de l’année», qui vont «être soumis à des aléas» dans les prochains mois. L’origine de ces 5 milliards d’euros et leur attribution «n’ont pas encore été fixées», souligne-t-on. La ministre a toutefois indiqué ce mercredi matin l’importance pour le gouvernement d’avoir «les moyens de soutenir l’Ukraine, de réarmer notre pays» : «Dans ces 5 milliards, il y a une partie qui va aller à nos dépenses essentielles de défense.» Une autre partie des dépenses sera ensuite « annulée, repoussée ou réorientée». L’idée est d’avoir «une gestion agile budgétaire», fait valoir son cabinet.
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Dans le détail, une partie de ces 5 milliards de réductions de dépenses pourrait provenir d’une enveloppe de 9,1 milliards d’euros placée en réserve. C’est «comme quand un ménage met de côté pour les jours difficiles», image Amélie de Montchalin. «D’autres dépenses viendront compléter cette réserve», ajoute son cabinet, sans en dire plus. Quant au montant de 5 milliards d’euros, il pourrait bien évoluer : «Ça va dépendre de la situation et comment on fait pour tenir l’objectif des 5,4% de déficit.» Prochain rendez-vous, la conférence sur les finances publiques le 15 avril prochain, qui permettra, peut-être, d’en savoir plus sur cette annonce.
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