Cette modification, présentée ce jeudi aux salariés, doit illustrer l’engagement du groupe dans la transition énergétique.
Un changement de nom pour une nouvelle stratégie. Jeudi matin, Sandrine Meunier la directrice de GRTGaz, a présenté aux salariés le nouveau projet de l’entreprise, et son nouveau nom : NaTran. Une modification de dénomination censée illustrer l’engagement du groupe dans la transition énergétique.
Concrètement, le désormais ex-GRTGaz veut s’imposer comme un acteur de référence en Europe du transport et de la logistique des gaz renouvelables : hydrogène et biogaz, sans oublier le transport du CO2. Pour atteindre ses objectifs, le groupe «va consacrer 50% de ses investissements à la transition énergétique, développer 1000 km de réseau hydrogène et multiplier par cinq les volumes de gaz renouvelables injectés dans le réseau d’ici 2030», explique Sandrine Meunier. Ces dates constituent autant de points d’étape à moyen terme, une façon de rendre plus tangible le but de la neutralité carbone en 2050.
L’année dernière, 11,6 térawattheures de biométhane ont été injectés dans le réseau et consommés. La capacité installée en France atteint 13,9 TWh. La différence entre ces deux chiffres s’explique par le fait que certaines installations ont été raccordées en cours d’année, et n’ont donc pas produit à plein sur douze mois. L’objectif est de multiplier par cinq cette capacité.
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L’autre grand chantier de NaTran sera de mener à bien, avec ses partenaires, la construction du grand «hydrogénoduc» qui relie l’Espagne à l’Allemagne via la Méditerranée (projet BarMa pour Barcelone-Marseille) puis en remontant vers le nord-est de la France puis l’Allemagne, (Hy-Fen). De quoi subvenir à 20% des besoins allemands en hydrogène. Des projets à, respectivement, 2,5 et 4 milliards d’euros, dont le financement dépend de fonds européens et d’un ensemble de partenaires européens.
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