Grève à la SNCF : Sud-Rail accuse le ministre des Transports de «mettre de l'huile sur le feu»

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Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a estimé que les revendications des contrôleurs SNCF appelés à se mettre en grève n’étaient «pas légitimes».

Allumer une allumette au beau milieu d’une poudrière : c’est à peu près ce que représentent les récentes déclarations du ministre des Transports, Philippe Tabarot, accusé de «jeter de l’huile sur le feu» par Fabien Villedieu, secrétaire fédéral de Sud-Rail. «Le ministre met plus d’huile sur le feu qu’autre chose, ça ne va pas forcément aider à avancer mais je suis un croyant du dialogue social (…), la grève n’est pas une fatalité. Par contre on a des revendications et il faut y répondre», a déclaré le syndicaliste sur Europe 1.

Vendredi, le ministre avait estimé que les revendications des contrôleurs n’étaient «pas légitimes» et que ces derniers n’étaient «pas les plus mal traités au sein de la SNCF». Il a réitéré cela dimanche sur France 3, ajoutant que les revendications sur les plannings étaient plus justifiées que celles sur la rémunération. «Est-ce qu’il faut être les plus mal traités pour avoir des revendications et faire des grèves?», s’est interrogé Fabien Villedieu, mettant en avant les résultats financiers de la SNCF.

Mobilisation dès le 5 mai

Une réunion doit avoir lieu mercredi avec la direction, a-t-il ajouté. Elle concernera les demandes des contrôleurs sur les plannings, trop imprévisibles et modifiés à la dernière minute, selon les syndicats, mais aussi les primes de travail. Les contrôleurs sont appelés à se mettre en grève par Sud-Rail, troisième syndicat à la SNCF mais deuxième chez les contrôleurs, ainsi que par un influent collectif baptisé CNA (collectif national ASCT) les 9, 10 et 11 mai. La CGT-Cheminots, premier syndicat, a appelé à se mobiliser dès le 5 mai. Sud-Rail a également appelé les conducteurs à la grève le 7 mai, veille de jour férié.

«Je fais appel à tous les cheminots pour leur esprit de responsabilité pour éviter un conflit que les Français ne supportent plus», a déclaré dimanche le ministre, affirmant que l’entreprise publique ne pouvait «se permettre une grève» face à l’investissement nécessaire dans les infrastructures. Pour Fabien Villedieu, c’est à l’État d’investir dans les infrastrucutres ferroviaires. Il a dénoncé la proposition de loi défendue par le ministre quand il était sénateur pour instaurer une limitation du droit de grève pour les personnels de transport. «Nous avons fait l’effort» de ne pas faire grève pendant les vacances scolaires, «il va falloir nous dire quand on a le droit de faire grève», a-t-il ironisé.

Source du contenu: www.lefigaro.fr

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