Le courtier en assurance de la collectivité lui a «menti» en affirmant que ses bus étaient couverts par une société d’assurance alors que ce n’était pas le cas.
Les bus au dépôt… jusqu’à nouvel ordre. Grande galère pour les habitants de l’agglomération de Castres-Mazamet (Tarn), privés de bus depuis vendredi 21 mars en fin de journée. L’agglomération a découvert que ses véhicules n’étaient pas assurés, après avoir été flouée par son courtier en assurance, explique la ville de Castres sur son site internet.
Les bus du réseau Libellus étaient assurés auprès du courtier en assurance Pilliot, indique la collectivité. Or, la société a dû trouver un nouvel assureur en début d’année après que le précédent a mis fin à son contrat, comme l’expliquait Le Figaro mi-mars. Mais son nouveau partenaire, Accelerant Insurance Europe, n’avait pas encore d’agrément pour la branche automobile en France en début d’année, laissant des dizaines de milliers d’automobilistes sans assurance.
«La société Pilliot a menti»
Ces difficultés relayées dans les médias, l’agglomération de Castres-Mazamet «a demandé au courtier de fournir les documents attestant la couverture de ses véhicules». Mais «malgré les nombreuses relances de la CACM, la société Pilliot n’a pas été en mesure de présenter ces documents, explique la mairie de Castres. Il s’avère aujourd’hui que les bus ne sont plus assurés, la société Pilliot ayant menti sur la réalité des contrats qu’elle aurait passés, en sa qualité de courtier, avec le groupe Accelerant Insurance Europe (AIE).»
L’arrêt des bus a donc été décidé en urgence vendredi, «face à cette défaillance grave et afin d’assurer la protection des personnes et des biens». Seuls les bus scolaires, opérés par des prestataires, continuent de rouler. L’agglomération assure sur son site qu’elle «met tout en œuvre pour trouver au plus vite une solution et pouvoir assurer en toute sécurité le service de transport public», sans se risquer à avancer de date de retour des transports urbains pour le moment.
Source du contenu: www.lefigaro.fr
