DÉCRYPTAGE – Une proposition de loi pour améliorer l’accès aux soins prévoit de supprimer ce mécanisme qui régulait le nombre d’étudiants en médecine admis en deuxième année en fonction des capacités de formation.
La suppression du numerus clausus est-elle allée assez loin ? Pendant cinquante ans, ce dispositif a limité le nombre de places en deuxième année pour les étudiants en médecine. En 2020, il a été remplacé par le numerus apertus, un seuil minimum d’étudiants admis en fonction des capacités de formation. Le ministre de la Santé, Yannick Neuder, a rappelé cette semaine la volonté du gouvernement de le supprimer à son tour, pour augmenter le nombre d’étudiants et permettre in fine une meilleure répartition des médecins sur tout le territoire, afin de lutter contre les déserts médicaux. Ces deux termes latins pourraient donc bientôt n’être plus qu’un mauvais souvenir, mais sans garantie d’effets immédiats sur la formation des médecins.
« Il faut former, encore former, former plus et former mieux », expliquait déjà Yannick Neuder dans nos colonnes le 14 février. Le ministre plaide de longue date pour la suppression du numerus apertus, « car il n’a pas tenu ses objectifs ». La proposition…
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