Le directeur peut se targuer d’avoir œuvré à la remontée de la production nucléaire française et d’avoir enclenché les travaux préparatoires des EPR2. En revanche, il s’est mis à dos ses principaux clients industriels et surtout, l’État, son unique actionnaire.
Arrivé aux commandes d’EDF le 23 novembre 2022, Luc Rémont a été remercié par l’État le 21 mars 2025. Son mandat à la tête de l’entreprise aura duré un peu moins de vingt-huit mois. Vingt-huit mois pendant lesquels il aura estimé avoir une «mission» à accomplir, bien plus qu’une «fonction» à remplir.
Redresser la production nucléaire de la France : mission réussie
Luc Rémont prend les commandes de l’entreprise en pleine crise de la corrosion sous contrainte, ces microfissures qui ont mis à l’arrêt jusqu’à 36 des 57 réacteurs du parc alors opérationnels. En berne en 2022, la production d’électricité nucléaire est remontée en flèche en 2023 et a contribué aux exportations records d’électrons tricolores en 2024. En deux ans, la production est passée de 279 à 361 térawattheures. Une prouesse. «360 TWh de production nucléaire en 2030 ? Personne n’y croyait il y a deux ans. C’était mission impossible. Et finalement EDF a atteint cet objectif en 2024», salue une proche du dossier.
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