Il ne manque plus qu’un décret présidentiel pour que Bernard Fontana soit officiellement nommé à la tête de l’électricien.
Les étapes réglementaires, préalables nécessaires à la nomination de Bernard Fontana à la présidence d’EDF, s’enchaînent avec une belle régularité. Après la validation par l’Assemblée nationale et le Sénat le 30 avril, c’est au tour de l’assemblée générale d’EDF de l’approuver ce lundi 5 mai. L’enjeu de cette dernière, constituée d’un représentant de l’Agence des participations de l’État (APE), actionnaire unique du groupe et du Conseil d’administration du groupe, était simplement formel. Il ne manque plus que le décret du président de la République, attendu mercredi au plus tard, pour que Bernard Fontana puisse revêtir les habits de PDG d’EDF.
Bernard Fontana devrait donc remplacer Luc Rémont, nommé en novembre 2022 et dont le mandat n’a pas été renouvelé. Ce dernier avait été coopté par le conseil d’administration sur le poste occupé par un administrateur démissionnaire, François Delattre, pour la durée du mandat restant à courir de ce dernier, soit un peu plus de deux ans et demi. La situation sera différente pour Bernard Fontana, dont le mandat sera bien de quatre ans. Étant âgé de 64 ans, il n’effectuera qu’un seul mandat, puisqu’il sera atteint pas la limite d’âge au terme de celui-ci.
Pour «une électricité compétitive»
«J’aborde cette nouvelle responsabilité du groupe EDF avec humilité, écoute et engagement», écrit Bernard Fontana dans un mail adressé lundi aux salariés et transmis par une source syndicale à l’AFP. Dans son mail aux salariés, il se dit «fier d’être un EDF», et salue la «bienveillance» et le «bilan» de ses prédécesseurs, Jean-Bernard Levy (PDG de 2014 à 2022) et Luc Rémont (de 2022 à 2025). Bernard Fontana a également insisté sur la nécessité de produire «une électricité bas carbone compétitive au service de l’ensemble des consommateurs français et en particulier des entreprises industrielles françaises qui en ont le plus besoin pour rester elles-mêmes compétitives».
Lors de son audition par les parlementaires, celui qui dirigeait jusque-là le chaudiériste nucléaire Framatome avait assuré «aimer l’industrie». Au cours de sa carrière, Bernard Fontana a en effet exercé des activités dans plusieurs fleurons du secteur, comme le sidérurgiste ArcelorMittal ou le cimentier suisse Holcim.
«Je sais bien les nombreux défis à relever», a en outre souligné Bernard Fontana dans son courriel aux salariés. Entre EDF et l’État actionnaire, plusieurs différends se sont en effet accumulés : maîtrise du programme de construction de réacteurs EPR2, part de l’État dans leur financement, et bras de fer sur les prix de l’électricité avec les clients industriels énergivores. Ce lundi, le conseil d’administration d’EDF a toutefois «remercié» Luc Rémont qui, durant son mandat, «a contribué au redressement de la production nucléaire et de la situation financière du groupe», selon le communiqué. L’assemblée générale d’EDF a par ailleurs entériné la distribution de 2 milliards d’euros à l’État.
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