DÉCRYPTAGE – Pour commencer à redresser les comptes publics, François Bayrou s’est engagé à trouver 30 milliards d’euros d’économies. Chaque ministère doit présenter celles qu’il compte réaliser.
Le bouclage du budget commence à s’apparenter à un atelier de menuiserie. Depuis mercredi, les ministres du gouvernement Bayrou défilent à la tribune du Sénat pour passer leurs propres budgets sous le rabot. En ligne de mire, les 5,4 % de déficit en 2025 fixés par le premier ministre après les dérapages budgétaires de 2023 et de 2024. Pour y parvenir, il compte sur un effort budgétaire total de 50 milliards d’euros, dont 20 milliards d’euros de recettes supplémentaires et 30 milliards d’économies dont les contours exacts restent à déterminer.
Pour ce qui est des coupes dans les dépenses, un effort de 2 milliards d’euros sera demandé aux collectivités territoriales, et environ 5 milliards d’euros d’économies seront inscrits dans le budget de la Sécurité sociale. Le reste du quantum devra être dégagé, à coups de rabot, dans le budget de l’État, c’est-à-dire celui des différents ministères.
Nous visons une réduction du budget de l’État de 2 % en volume par rapport à celui de 2024, voté à 479 milliards d’euros. Cela représente une baisse de 10 milliards des dépenses de l’État
Amélie de Montchalin, ministre du Budget
Le projet de loi de finances initial pour 2025, présenté en octobre…
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