PORTRAIT – L’héritier de la dynastie prend temporairement les rênes du groupe, jusqu’à la nomination d’un successeur à l’emblématique patron.
John Elkann va passer, pour quelques mois, de l’autre côté du manche. Basculer de l’état d’actionnaire à celui de dirigeant opérationnel. C’est lui, en effet, qui va prendre la présidence du comité exécutif temporaire qui dirigera désormais Stellantis, jusqu’à la nomination d’un successeur à Carlos Tavares. Les investisseurs l’attendent de pied ferme, comme en témoigne la chute du cours de Bourse du constructeur lundi (- 6,4 %).
Dès dimanche soir, l’héritier de la famille Agnelli s’est envolé pour les États-Unis, où il est né. Direction Detroit, cœur battant de l’industrie automobile et surtout siège des grandes marques américaines de Stellantis (Jeep, Dodge, RAM, Chrysler…). Objectif : rassurer, mobiliser les équipes américaines, et expliquer la décision fracassante qui a été annoncée dimanche. L’enjeu est lourd. Car c’est aux États-Unis que se joue, d’abord, le redressement commercial et financier du groupe.
John Elkann est bien placé pour faire…
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