Le chiffre d’affaires de 2,4 milliards d’euros a été porté à la fois par les bonnes performances publicitaires et par Newen Studios.
Deux ans jour pour jour après avoir pris les commandes de TF1, Rodolphe Belmer est un PDG heureux. Dans une année 2024 très incertaine, où les vents soufflaient plutôt de face, alors que le groupe naviguait en pleine transformation digitale, le capitaine a réussi à tenir tous ses objectifs.
Le chiffre d’affaires a atteint 2,35 milliards d’euros, en croissance de 2,6%, pour un résultat net qui a grimpé de 7,1%, à 206 millions d’euros.
Le contexte n’était pourtant a priori pas favorable pour la première chaîne, avec un été marqué par des Jeux Olympiques diffusés en exclusivité par France Télévisions, et une forte dégradation du marché publicitaire sur les derniers mois de l’année. Malgré cela, les revenus publicitaires des chaînes de télévision du groupe – en diffusion linéaire – se sont maintenus. Et il a bénéficié avec sa plateforme de streaming gratuite TF1+, lancée le 8 janvier 2024, d’un puissant moteur puisque son chiffre d’affaires publicitaire a progressé de 39,2% sur l’ensemble de l’année, à 146 millions d’euros. Avec 33 millions de streamers par mois, «TF1+ est devenue la plateforme de référence pour le monde francophone» se félicite Rodolphe Belmer, qui revendique deux fois plus d’heures visionnées en 2024 (1,2 milliard) que sur celle de son concurrent M6. Les programmes les plus plébiscités sur TF1+ sont les mêmes que ceux qui cartonnent sur la chaîne : les feuilletons quotidiens (Plus Belle la Vie encore plus belle), les grandes franchises de divertissement (Star Academy, Koh-Lanta) et les fictions de prime time (HPI). «Une des spécificités de notre stratégie est de concevoir une seule et même ligne de programmes, exploitée sur le linéaire et le non-linéaire, pour nous permettre sur le long terme d’avoir une capacité à financer nos programmes supérieure à celle de nos concurrents» rappelle Rodolphe Belmer. En 2024, le coût de la grille de programme a été de 986 millions d’euros, contre 960 millions en 2023.
Cap à l’international
Pour monétiser davantage les contenus de sa plateforme, le groupe va augmenter encore le nombre de minutes de publicité par heure (cinq minutes en 2024, l’objectif est de passer à 6) et leur prix (le coût pour mille est de 13,5 euros contre 12 à l’époque de myTF1). Il espère surtout élargir son audience en mettant le cap à l’international, pour embrasser à terme la totalité des pays francophones. Après la Belgique, le Luxembourg et la Suisse, le groupe espère s’ouvrir à l’ensemble de l’Afrique francophone d’ici cet été.
Cap à l’international également pour Newen Studios, qui deviendra Studio TF1 à partir du mois de mars. Après des années compliquées, la filiale de production( Plus Belle la Vie encore plus belle, Ici tout commence, Marie Antoinette) a retrouvé une rentabilité à deux chiffres (11%). Il doit la croissance de son chiffre d’affaires à l’intégration, à partir de juillet 2024, de la société américaine Johnson Production group, un acteur majeur dans la production et de la distribution de téléfilms, qui a contribué pour 24 millions sur les cinq derniers mois de l’année.
Malgré la profonde transformation, la société se félicite d’avoir préservé sa marge à 12,6%, en hausse de 0,1 point. citation sur plan d’économies fin 2023. « Cette progression est remarquable et nous distingue de nombreux acteurs du marché qui ont vu leur rentabilité se dégrader lors de la mise en œuvre de leur stratégie digitale. »
Plus d’informations à suivre…
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