RÉCIT – À court de financement, l’inventeur du cœur artificiel a demandé l’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire.
Dix-sept ans d’existence, et presque autant de hauts et de bas, de prouesses et de déceptions. Créé en 2008 pour créer et commercialiser l’un des premiers cœurs artificiels implantables, Carmat est aujourd’hui exsangue. Au bout de ses ressources financières, la PME industrielle s’est vue contrainte d’en appeler la semaine dernière à la générosité publique. Las, la cagnotte ouverte sur la plateforme onparticipe.fr n’avait recueilli ce lundi que 19 400 euros. Le directeur général de Carmat, Stéphane Piat, n’a dès lors eu d’autre choix que de déclarer la société en cessation de paiements, et de demander son placement en redressement judiciaire.
Cette faillite bouleverse bien au-delà du milieu médical et des entreprises de la medtech. Ces vingt dernières années, les Français ont suivi les avancées du projet dans les journaux et à la télévision. Les petits porteurs, eux, se sont enthousiasmés pour le titre, avant de déchanter.
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