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Pour Amélie de Montchalin, alourdir la fiscalité pesant sur les billets d’avion est avant tout une «mesure de fiscalité écologique […] qui a du sens».
C’est non. Interrogée sur le plateau de BFMTV, ce dimanche, la ministre déléguée aux Comptes publics est revenue sur le sujet de la fiscalité, promettant à nouveau que l’exécutif ne laisserait passer aucune augmentation des impôts pour la majeure partie des Français. Le budget 2025, qui doit encore être examiné en commission mixte paritaire (CMP) cette semaine, n’alourdira ainsi pas «les impôts pour les classes moyennes et populaires», a affirmé Amélie de Montchalin, privilégiant les «économies», pour équilibrer les comptes.
La stabilité de l’impôt sur le revenu n’implique pas pour autant qu’aucun prélèvement ne pourra être alourdi cette année. La ministre déléguée a par exemple défendu le projet, initialement présenté par l’équipe de Michel Barnier, d’augmenter la taxe de solidarité sur les billets d’avion (TSBA). Une piste reprise à son compte par François Bayrou, au grand dam des géants de l’aéronautique, comme le patron d’Air France-KLM, Benjamin Smith, qui n’hésite pas à la qualifier «d’irresponsable».
Alors qu’on essaie de défendre le pouvoir d’achat des Français, qu’on incite beaucoup de Français à changer de véhicules, la solution n’est pas d’augmenter massivement la carte grise
Amélie de Montchalin
Pour Amélie de Montchalin, alourdir la fiscalité pesant sur les billets d’avion est avant tout une «mesure de fiscalité écologique […] qui a du sens», équivalente à une «taxe sur le kérosène». Ce dispositif concernera autant les compagnies étrangères qu’Air France, a précisé la ministre, ajoutant que la «hausse sera modérée, de moins de dix euros, sur les vols intérieurs». Des «mesures de compensation» sont par ailleurs prévues, pour les vols vers la Corse ou les Outre-mer.
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La membre du gouvernement a par ailleurs manifesté son opposition au projet de plusieurs régions d’augmenter le coût des cartes grises afin de renflouer leurs comptes. Forcer les automobilistes à mettre la main au portefeuille n’est pas la bonne voie, a argumenté Amélie de Montchalin. «Alors qu’on essaie de défendre le pouvoir d’achat des Français, qu’on incite beaucoup de Français à changer de véhicules, la solution n’est pas d’augmenter massivement la carte grise», a plaidé la ministre. Si des hausses de «quelques euros» peuvent avoir lieu, la hausse ne doit pas toucher «tous les Français», a-t-elle ajouté.
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