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«Ce n’est pas votre âge qui doit définir votre contribution mais aussi les moyens dont vous disposez», estime Amélie de Montchalin, dans un entretien au Parisien.
Le gouvernement veut «redonner des marges de manœuvre à la France pour financer les priorités» : l’éducation, la santé, la défense. La ministre Amélie de Montchalin, en charge des Comptes publics, doit donc trouver 40 milliards d’euros d’économies. C’est ça ou la levée d’impôts or, explique-t-elle à nos confrères du Parisien ce samedi, «on est déjà le pays qui a le record du monde en la matière».
La ministre avance notamment une piste hautement inflammable, pour parvenir à trouver des fonds : supprimer l’abattement fiscal dont bénéficient automatiquement les retraités. Montchalin estime «qu’on ne peut pas indéfiniment mettre à contribution les actifs pour financer les nouvelles dépenses sociales liées au vieillissement» et que «ce n’est pas votre âge qui doit définir votre contribution mais aussi les moyens dont vous disposez.»
Si cet abattement était supprimé, certains retraités verraient leur impôt sur le revenu augmenter. D’autres deviendraient imposables. Le président du Conseil d’orientation des retraites (COR), Gilbert Cette, s’était dit favorable à la suppression de cet abattement fiscal, rejoint ensuite par le président du Medef Patrick Martin, qui le juge «aberrant». De leur côté, plusieurs organisations syndicales sont opposées à cette piste : l’Unsa Retraités estime ainsi que la suppression de cet abattement «augmenterait la contribution fiscale de 8,4 millions de retraités, soit la moitié de l’ensemble des retraités et, dans cette moitié, tous ne sont pas riches».
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Lutter contre la fraude sociale
Plus largement, Amélie de Montchalin espère supprimer «au moins 50» niches fiscales, sur les 467 que compte la France. Un moyen de rapporter quelques précieux milliards d’euros aux comptes publics, tout en augmentant, dans le même temps, l’impôt de certains de nos concitoyens.
La ministre espère également tailler dans les dépenses abusives. La lutte contre «la fraude sociale» est une de ses priorités. L’augmentation des arrêts maladie, +25% depuis 2021, 10,2 milliards d’euros dépensés en 2023 par la Sécu, l’intrigue particulièrement car ces derniers lui semblent être devenus «la réponse» inappropriée à «des conditions de travail dégradées» sur lesquelles les employeurs publics et privés doivent «travailler concrètement» «Les fraudeurs ne peuvent pas profiter du système pour leur confort sans être sévèrement sanctionnés», considère cette fidèle macroniste qui souhaiterait que «toutes les amendes et sanctions fixées par la loi soient systématiquement appliquées». Le fonctionnement de MaPrimeRénov’, une subvention publique pour la rénovation de logements autour de laquelle des escroqueries à plusieurs millions d’euros se sont organisées, sera aussi revu.
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