TÉMOIGNAGES – Si la régie parisienne assure que les chiffres restent stables, les machinistes ont quant à eux le sentiment d’être «en première ligne», victimes d’attaques verbales voire physiques. Ils réclament plus de moyens humains.
Coups de poing, crachats au visage, insultes… Les chauffeurs de bus sont régulièrement victimes d’agressions dans le cadre de leur travail, et ce, pour des motifs toujours plus futiles. La violence est telle que mettre fin à l’altercation prend de longues minutes et nécessite souvent l’intervention de plusieurs personnes, voire de la police. Récemment, une vidéo montrant un homme s’attaquer violemment à un bus et insulter son chauffeur a été largement diffusée sur les réseaux sociaux. Et si aucun chiffre ne démontre précisément une hausse du nombre d’agressions cette année, la RATP expliquant plutôt qu’il n’y a «pas d’explosion des violences», le ressenti des machinistes est différent.
«On parle de 4 à 5 agressions par jour, c’est de pire en pire. Avant, on se faisait insulter, aujourd’hui on se fait tabasser», déplore Ahmed Berrahal, qui travaille à la RATP depuis plus de 20 ans. Soit environ 1500 agressions par an. L’élu CGT en veut pour preuve cette récente agression, survenue…
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