CHRONIQUE – L’État n’a plus aucune marge de manœuvre budgétaire pour contrebalancer les secousses à venir. Ce qui n’est pas le cas de nos partenaires européens.
La suspension temporaire des droits de douane « réciproques » annoncés par Donald Trump a redonné un peu d’air aux marchés financiers. Il ne s’agit pour autant en rien d’un renoncement. Le président américain entend bien mener jusqu’au bout son projet de guerre commerciale, qui devrait, espère-t-il, ouvrir la voie à une réindustrialisation des États-Unis.
Les économistes prévoient des répercussions sur toute la planète. D’ores et déjà, le climat de fortes incertitudes entretenu par la Maison-Blanche, comme les droits de douane sur l’automobile, l’acier et l’aluminium et les 10 % de tarifs sur tous les autres produits, pénalisent l’activité. La croissance mondiale devrait chuter cette année légèrement au-dessus de 2 %, son niveau le plus bas depuis la pandémie. Si le conflit virait à la guerre des changes, comme certains conseillers de Washington semblent le préconiser, il pourrait même déboucher sur une nouvelle crise financière.
La France est bien sûr exposée à ces soubresauts. Les…
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