Citroën a demandé l’immobilisation de ces véhicules dans toute l’Europe. Une conductrice est morte le 11 juin dernier après le déclenchement d’un airbag Takata dans sa Citroën C3, lors d’un accident de la route à Reims.
Le scandale des airbags Takata n’en finit pas de faire des victimes et de poursuivre les constructeurs automobiles, Stellantis en tête, dont les véhicules sont équipés de ces coussins gonflables de sécurité défectueux et potentiellement mortels. Ce mardi 17 juin, le ministre des Transports a demandé l’immobilisation de toutes les Citroën C3 et DS3 faisant l’objet jusqu’à présent d’une simple campagne de rappel en France.
Quelques heures plus tard, la marque Citroën a demandé leur immobilisation dans toute l’Europe. «Compte tenu du contexte, on a décidé de passer les véhicules en “stop drive” pour accélérer leur prise en charge» et leur réparation, a déclaré mardi à l’AFP le nouveau directeur de Citroën, Xavier Chardon, ce qui signifie une immobilisation immédiate des véhicules et leur prise en charge pour réparation: 441.000 voitures Citroën C3 et DS3 équipées d’airbags Takata défectueux sont concernées dans toute l’Europe.
Le 11 juin dernier, l’un de ces airbags défectueux a causé la mort d’une conductrice à Reims dont l’airbag tueur s’est déclenché après un choc sur une barrière de sécurité sur une voie rapide. C’est la deuxième victime en métropole, sur treize décès recensés ces dernières années en France, dont onze en outre-mer.
Saisir les assureurs pour retrouver les propriétaires
Jusqu’à présent, Stellantis, dont des DS3 et C3 équipés de ces coussins de sécurité défaillants ont été à l’origine d’accidents mortels, a lancé plusieurs campagnes de rappel. Début 2025, l’une d’elles portait sur l’interdiction de conduire 236.000 voitures circulant dans le nord de la France. En 2024, le sud de la France avait d’abord été pris en charge.
Il s’agissait de modèles produits entre 2008 et 2013. En mai dernier, un nouveau rappel a frappé les voitures produites jusqu’en 2017 mais sans interdiction de conduite. La C3 de la dernière victime datait de 2014, souligne le constructeur qui précise qu’un courrier avait été adressé à l’adresse correspondant à sa carte grise. Mais celle-ci n’était plus valable. «Dans ces cas-là, nous saisissons les assureurs qui nous donnent les dernières coordonnées des propriétaires. Mais cette démarche prend du temps», reconnaît-on chez Stellantis.
Le groupe rappelle que 690.000 véhicules étaient concernés en France par les rappels et «stop drive» et que 481.000 ont été traités. Cela signifie que 209.329 véhicules doivent désormais rester au parking. Mardi soir, le groupe promettait de mettre en œuvre une vaste campagne de remplacement à l’échelle européenne pour en finir avec ce scandale qui porte préjudice à ses marques. À la veille des vacances d’été, les clients attendent surtout une réponse urgente à leur appréhension.
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