Virginia Woolf, un génie singulier

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RÉCIT – Il y a cent ans, la romancière publiait Mrs Dalloway, roman à la technique narrative novatrice. Orlando et Une pièce à soi sont publiés dans le même volume de la Pléiade.

Tout amoureux transi de l’œuvre woolfienne, marchant un jour dans Londres, se sent saisi d’une vive émotion à entendre soudain résonner à travers la ville les «cercles de plomb» de Big Ben, l’horloge de Westminster. La silhouette de la très mondaine, versatile et autoritaire Clarissa Dalloway s’agite aussitôt, surgie des pages du livre qui, d’un seul mouvement, nous offre le récit d’une journée de sa vie. Mais quelle journée!

Mrs Dalloway, le quatrième roman de Virginia Woolf, n’est cependant pas né lui-même sans susciter de grandes inquiétudes chez celle qui, sans cesse fébrile mais résolue, affirmait au cours d’une conférence donnée en 1924, «nous frémissons à la veille d’une évolution décisive de la littérature anglaise». Le patriarcal et très respecté critique littéraire sir Leslie Stephen qui, avant d’épouser en secondes noces la mère de Virginia, avait été uni à la propre fille de Thackeray, a inspiré à la future romancière une certaine révolte envers la fiction victorienne. Elle s’y…

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