RÉCIT – Sotheby’s annonce la dispersion de la collection de ce Napoléonien rattrapé par les frasques et les dettes. Quelque 150 lots, dont des pépites, seront en vente le 25 juin. Retour sur ce personnage fantasque se faisant appeler l’empereur et dont le chemin a croisé son destin.
Saisissant parallèle entre les destins de Napoléon Bonaparte, personnage le plus célébré du monde, et Pierre-Jean Chalençon, collectionneur le plus réputé de l’empire pour avoir pisté toute sa vie les souvenirs de son idole. Au temps de sa gloire, l’homme à la tignasse de Polnareff et aux lunettes mouches de starlette se faisait appeler « l’Empereur ». Une paternité revendiquée avec fierté, bague du sacre au doigt et cachet de Jérôme, le plus jeune frère de Napoléon, autour du cou. Des abeilles et des couronnes à foison brodées sur ses vestes en velours sur mesure, jusqu’à ses chaussons assortis.
À l’image de Napoléon, devenu un nom en or aux enchères, par sa légende construite en exil à Sainte-Hélène, Pierre-Jean Chalençon régna en empereur sur le marché par le mythe autour de ses objets achetés souvent au-delà du raisonnable. Vint ensuite la chute inexorable, comme son empereur vaincu à Waterloo, un lieu de pèlerinage où il a été maintes fois, sauf pour les commémorations du bicentenaire…
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