CRITIQUE – Dans ce seul en scène, la comédienne raconte son enfance et ses débuts dans le métier. Émotion garantie.
La Scala de Paris donne cette saison – la bonne idée ! – carte blanche à Ariane Ascaride. Doit-on encore présenter cette comédienne singulière ? Son visage vous rappelle bien des choses, et celle-ci en particulier : elle était la Jeannette de Marius et Jeannette. Pour ce rôle, elle reçut, en 1998, le César de la meilleure actrice.
En septembre dernier, à la Scala, nous avons donc pu l’apprécier dans Du bonheur de donner, un spectacle musical (textes et chansons de Bertolt Brecht), et ces jours-ci dans Paris retrouvée (avec cinq autres comédiennes) ou encore Touchée par les fées, un seul en scène tout à fait remarquable écrit par Marie Desplechin.
De quoi s’agit-il ? Eh bien, de son histoire, de sa vie qui commença du côté de la Canebière. On la reconnaît à ses cheveux courts et sa tête qui serait presque celle d’un clown. Son côté Gelsomina dans La Strada. Petite créature, immense présence. Ariane est née à Marseille « sous le signe double…
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