CHRONIQUE – L’annulation de la parution d’un ouvrage sur le wokisme par les éditions PUF met en lumière l’extension de cette doxa dans le champ de la recherche universitaire.
Ici, on ne pense plus ? « Ici », c’est-à-dire aux PUF, qui ont annulé la parution d’un ouvrage intitulé Face à l’obscurantisme woke. La raison invoquée par l’éditeur est lunaire : « Les conditions nécessaires à un accueil serein de ce livre collectif ne sont plus réunies. » Proposition sidérante car elle suppose que dire la vérité ne serait pas un acte révolutionnaire, donc qu’une telle parole pourrait, devrait être accueillie sereinement. De plus, si la pensée critique, donc la pensée tout court, doit se soumettre aux « conditions » du temps présent, à ses puissances, influences et aléas, alors elle signe son arrêt de mort en acceptant tous les interdits fatals à son exercice. Tous, y compris et surtout ceux de l’idéologie dominante et de ses dogmes imposés, qu’il serait blasphématoire de contester.
Patrick Boucheron, l’un des plus sémillants potentats de cette doxa, n’a d’ailleurs pu se contenir. En proie à une panique morale sans bornes, il a déclaré : «…
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