ENTRETIEN – Le compositeur avait travaillé avec l’IA en 2019 pour Lullaby Experience. Il évoque pour Le Figaro le bouleversement que celle-ci représente dans l’art.
Une « machine à libertés ». C’est en ces termes poétiques que Pascal Dusapin se plaisait à définir l’apport de l’IA, lors de sa première approche avec cette dernière pour Lullaby Experience . Réalisée en 2019 avec le concours de l’Ircam, cette œuvre musicale se nourrissait de milliers de comptines collectées à travers le monde au moyen d’une application, et que l’IA recomposait sur une trame sonore prédéfinie par le compositeur. Cinq ans après, le compositeur, dont le dernier opéra, Il viaggio, Dante, arrive le mois prochain à l’Opéra de Paris, revient sur cette expérience fondatrice et la place acquise, depuis, par l’IA dans l’art et notre société.
LE FIGARO. – Avec le recul, quel regard portez-vous sur l’évolution de l’IA dans la musique, qui, il y a cinq ans, semblait encore assez expérimentale ?
PASCAL DUSAPIN. – Il y a deux constats évidents. Le premier, c’est que tout va très vite. Presque trop vite. L’expérience Lullaby semble déjà appartenir au temps des dinosaures ! Cela devrait…
Source du contenu: www.lefigaro.fr
