ENTRETIEN – Maître de conférences en études cinématographiques à l’université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis, l’universitaire décrypte la forte présence de la Shoah dans les salles.
La Plus Précieuse des marchandises, The Brutalist, A Real Pain, Voyage avec mon père ce mercredi, La Chambre de Mariana le 26 avril… Le cinéma n’a pas épuisé le thème de la Shoah. Entretien avec Ophir Levy, maître de conférences en études cinématographiques à l’université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis.
LE FIGARO. – Comment expliquez-vous cette forte présence de la Shoah au cinéma ces derniers mois ?
OPHIR LEVY. – Ce n’est pas la première fois qu’on assiste à une telle vague. Suite à l’immense succès du feuilleton américain Holocauste, avec Meryl Streep, diffusé dans de très nombreux pays à la fin des années 1970, la Shoah apparaît comme un sujet susceptible de passionner le grand public, mais aussi comme une thématique offrant une sorte de plus-value morale à des séries ou des films capables de briguer les suffrages de la critique ainsi que de prestigieuses récompenses. Le mouvement se poursuit dans les années 1990 et 2000 avec La Liste de Schindler, La vie est belle, Amen, Le Pianiste
Source du contenu: www.lefigaro.fr
