REPORTAGE – Parmi les nombreux concours de maestros, celui organisé par l’Opéra royal de Wallonie est le seul consacré à l’art lyrique. Pendant quatre jours, musiciens et chanteurs sont tenus de rester neutres face aux 24 candidats de cette 3e édition.
Il existe de nombreux concours de chefs d’orchestre. Sans doute trop. Mais il n’y en a qu’un qui soit spécialisé dans l’art lyrique : le Concours international de direction d’orchestre d’opéra de Liège. Riche idée, tant on ne se lasse pas de rappeler que chef d’opéra est un métier à part entière, exigeant du maestro un savoir-faire différent de celui d’un chef symphonique.
Combien de jeunes baguettes qui brillent sur l’estrade de concert se révèlent incapables de mener à bon port un spectacle où il faut coordonner orchestre, chœur et solistes au sein d’une action théâtrale ? C’est fort de cette conviction que Stefano Pace, directeur de l’Opéra royal de Wallonie, et son directeur musical, Giampaolo Bisanti, ont mis pendant une semaine tous les moyens de ce beau théâtre au service des jeunes candidats.
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C’était la 3e édition du concours. En baissant la limite d’âge de 38 à 32 ans, Pace ne se cache pas de vouloir éviter des candidats cherchant à relancer une carrière qui plafonne. Cap…
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