EXPOSITION – Adoré des années 1930 puis boudé dans l’après-guerre, ce peintre n’a eu de cesse de réinventer la peinture. Cette singularité explose dans l’exposition de la Galerie Hauser & Wirth à Paris.
« Je suis Francis Picabia ; c’est là mon infirmité », disait de lui-même ce grand séducteur fou de femmes et de vitesse. Le « dadaïste de Paris » quand Marcel Duchamp était devenu celui de New York. L’homme était une éponge qui absorbe tout ce qu’il voit et vit, l’art médiéval catalan ou la sculpture africaine, un peintre dont l’œuvre ne cesse de muter, défiant les courants, les catégories, les repères, le marché de l’art.
Chacun de ces deux artistes majeurs du XXe siècle a voulu « la mort de la peinture », à sa manière, pour la ressusciter ensuite. « J’ai peut-être rendu/ la peinture malade/ mais quelle distraction/ d’être docteur », dit Picabia en 1939. À Paris, cette quatrième exposition de la galerie suisse Hauser & Wirth montre « Francis Picaba. Éternel recommencement »
Source du contenu: www.lefigaro.fr
