CRITIQUE – James Mangold réussit à cerner la personnalité opaque du musicien tout en lui conservant son charme énigmatique.
Contrairement à une opinion très répandue, Bob Dylan n’est pas tombé du ciel. Il est arrivé du Minnesota. À l’époque, New York se gagnait en auto-stop. Tel apparaît l’aspirant chanteur, adepte de cette pratique démodée à la Kerouac, casquette de bolchevik sur le crâne et guitare en bandoulière.
Son but est de rendre visite à son idole, Woody Guthrie, qui est hospitalisé. À son chevet se trouve Pete Seeger, qui deviendra pour le nouveau venu une sorte de figure paternelle. Le folk est leur religion. Seeger (Edward Norton, qu’on a plaisir à revoir, avec son faible sourire), en sortant du tribunal, s’empare de son banjo et joue This Land is your Land devant des journalistes.
Dylan ne jure que par ses aînés. Il creuse son trou. Pour cela, il est prêt à tout. Mains dans les poches de son pantalon en velours milleraies, il compose ses morceaux à n’importe quelle heure du jour et de la nuit. L’inspiration le saisit comme une fièvre.
Les premiers enregistrements en studio sont…
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