CRITIQUE – Mêlant dialogues explicatifs et moments musicaux, cette version de l’œuvre d’Offenbach pèche par son excès de didactisme.
Où s’arrête la pédagogie et où commence le didactisme ? C’est sur cette question que l’on a quitté l’Opéra du Rhin après avoir assisté à la nouvelle production des Contes d’Hoffmann, que Strasbourg présente en coproduction avec les deux maisons pour lesquelles Offenbach avait composé son chef-d’œuvre, l’Opéra comique de Paris et le Volksoper de Vienne. La metteuse en scène Lotte de Beer est d’ailleurs directrice du Volksoper.
La mise en scène proprement dite ? Elle est lisible et cohérente tout en étant inventive. Le décor unique (quoique tournant, et avec grande habileté), une pièce, dont la ligne de fuite se resserre, dit l’enfermement du poète dans ses pensées qui tournent en rond. Le jeu sur la taille des objets, qui passent sans prévenir de géants à minuscules, celui sur les miroirs qui vous privent de votre reflet, sont tout aussi parlants. Inverser la perspective en faisant de la Muse la protagoniste, chargée d’ouvrir les yeux d’un Hoffmann inconsistant…
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