CRITIQUE – Sentimental sans être larmoyant, ce premier film, qui met en scène une équipe de base-ball dévastée par la perte de son terrain, est une très bonne surprise.
« Qu’allons-nous devenir, Joe DiMaggio ? » Telle est la question. Elle n’est pas si ironique que ça. Leur terrain de base-ball va être détruit. Il sera remplacé par une école. Dans la Nouvelle-Angleterre des années 1990, la nouvelle a de quoi choquer les habitués, qui vont disputer leur dernier match. Inutile de connaître les règles de la discipline pour fondre devant ce concentré de nostalgie bercé par le bruit des balles perdues, amorties.
Ça, ils ne sont plus si flambants. Ils ont une bonne quarantaine, de la brioche et les genoux en compote. Leurs maillots les serrent aux entournures. Ce sont des amateurs, des sportifs à la petite semaine. Leurs rencontres leur servaient de soupape. C’était leur jardin secret, leur parenthèse.
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Évidemment, leurs noms n’apparaissaient jamais à la une des journaux spécialisés. Ils s’en moquaient. Ils n’étaient pas là pour ça. Ils parlaient de tout et de rien, se connaissaient par cœur, n’avaient plus la force de se fâcher. Les…
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