Tyler Taormina met en scène une famille italo-américaine de Long Island. Nostalgique et élégiaque.
On n’attendait plus grand-chose du cinéma américain. Du côté des studios hollywoodiens, avec ou sans grève des scénaristes, on ne compte plus les suites indigentes (Beetlejuice, Joker, Gladiator , Vaiana), les biopics académiques (Bob Marley, Lee Miller), les films de super-héros au bout du rouleau (Deadpool & Wolverine ), et autres longs-métrages formatés à l’infantilisme affligeant. Le cinéma indépendant US n’était guère plus reluisant. Les productions lancées par le Festival de Sundance ou passées par le Festival de Deauville ces dernières années faisaient preuve d’un manque de moyens autant que d’un manque de talent. Après l’explosion des années 1990 (Steven Soderbergh, Spike Lee, Paul Thomas Anderson, Quentin Tarantino, James Gray…), le néant ou presque, à quelques exceptions près – les frères Safdie ou Jeff Nichols.
Et voilà que le Festival de Cannes redonne espoir. Avec Anora, la palme d’or de Sean Baker, l’un des films les plus exaltants de l’année. Mais pas seulement…
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