CRITIQUE – Le jeune réalisateur Hiroshi Okuyama orchestre avec beaucoup de délicatesse la valse des sentiments entre trois patineurs dans le décor glacé de Hokkaido.
Hiroshi Okuyama aime la neige. Pas celle qui se grisaille au bord des routes ni celle que l’on envoie par canon sur les pistes de ski. Le réalisateur japonais aime celle qui tombe si dru que des congères se creusent dans la campagne et que des lacs restent gelés tout l’hiver, comme sur l’île de Hokkaido, au Japon. Dans My Sunshine, un flocon lui suffit pour embarquer le spectateur. En l’occurrence, le premier qui tombe dans la bouche du jeune Takuya. De ravissement, l’enfant rate l’échange alors qu’il est sur le terrain avec son équipe. « T’assure pas », lui dit l’entraîneur, qui n’en pensera pas moins lorsque la saison du hockey sur glace remplacera celle du base-ball. Takuya sera alors très occupé à observer les filles patiner.
« Je voulais faire un film sur le patinage, souligne le jeune réalisateur, qui a pratiqué la discipline enfant. Ma grande sœur en faisait, je l’accompagnais, ce qui me valait déjà des compliments de l’entraîneur. Je ne visais pas à devenir un…
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