Dans ce film malin et foutraque, Antonio Fischetti, le journaliste scientifique du journal satirique, rend un hommage personnel à ses camarades morts en janvier 2015.
Il voudrait bien trouver sa place, entre Le Lambeau, de Philippe Lançon (2018), et le récent Charlie Liberté, de Riss. Le journaliste Antonio Fischetti se demande comment rendre hommage à ses confrères assassinés le 7 janvier 2015, dont la disparition l’a bouleversé. Est-il légitime à le faire, d’ailleurs ? Il ne sait pas, il ne sait plus. En bon scientifique – sa rubrique dans l’hebdo, où il est arrivé en 1997 -, Fischetti n’a de cesse de s’interroger. Le documentaire Je ne veux plus y aller maman avance au rythme de ses doutes. Sans gravité, sans esprit de sérieux, mais avec une candeur qui rend sympathique ce personnage.
Antonio Fischetti ne part pas de nulle part. Il a d’innombrables souvenirs de ses camarades, beaucoup de vieux numéros de Charlie Hebdo et une archive qu’il chérit : une interview vidéo d’Elsa Cayat, psychiatre et chroniqueuse du journal, tuée le 7 janvier. Il lui parlait de prostitution, de sexualité, de sacré. Elle…
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