Trois ans après La Nuit du 12, le Français Dominik Moll revient à Cannes en compétition avec une enquête sur une bavure policière sur fond de manifestations des « gilets jaunes ».
On ne devrait jamais quitter Saint-Dizier. C’est pourtant ce que font les membres de la famille Girard pour aller rejoindre les rangs des manifestations des « gilets jaunes » qui se multiplient à Paris en cette fin d’année 2018. Dans la voiture, tout le monde chante du Joe Dassin en se filmant gaiement avec le téléphone portable… La suite sera moins guillerette.
En début de soirée, séparés par un mouvement de foule réprimé avec fermeté par les forces de l’ordre, deux des membres du groupe se perdent dans le chaos quasi insurrectionnel qui règne non loin de l’Arc de triomphe. C’est là que le jeune homme de la famille est grièvement blessé par un tir de Flash-Ball dans les rues adjacentes qui bordent les Champs-Élysées. Hospitalisé à Bichat, le garçon est sauvé, mais garde d’importantes séquelles et ne peut plus s’exprimer. Poussée par une voisine, sa mère finit par porter plainte à sa place.
À l’IGPN, la police des polices, c’est le branle-bas de combat. Et c’est finalement Stéphanie,
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