CANNES PREMIÈRE – C’est la première pépite du festival. Le cinéaste allemand Fatih Akin évoque la fin des illusions de l’Allemagne nazie vécue à travers le regard d’un adolescent d’une île de la mer du Nord.
Ah ! Il a fière allure dans son uniforme des Jeunesses hitlériennes, le jeune Nanning (Jasper Billerbeck) qui vit et aide du mieux qu’il peut sa famille réfugiée dans l’île d’Amrum au large de l’Allemagne. Sur l’estran, entre deux marées montantes, le garçon de 12 ans passe son temps à faire des allers-retours entre la mer et son oncle de la ville, chez qui il va à bicyclette en empruntant celle de sa tante Ena. Ou bien il se retrousse les manches et replante des patates dans les champs avec son copain pour le compte de Tessa, redoutable fermière (incarnée par Diane Kruger) qui ne s’en laisse pas conter.
Une ancestrale maison de baleiniers abrite sa tante, sa mère et les trois autres enfants de cette famille dont le père, dignitaire nazi fervent adepte d’Hitler semble à tout jamais absent, trop occupé à lancer les dernières forces du pays contre l’offensive alliée. Au printemps 1945, on comprend parfaitement que le peuple allemand, déchiré et bientôt vaincu, vit les derniers jours de…
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